mercredi 10 décembre 2014

L HISTOIRE DU CHARIOT ELEVATEUR

Les premières versions ont été des chariots à fourches fabriqués en 1917 par l'industriel anglais installé aux États-Unis, Eugène Clark. La renommée de Clark dans le domaine a fait de ce nom de marque un nom commun, c'est toutefois aussi vrai de Fenwick qui fut le premier à construire de telles machines en France, ou bien encore de Prat (aujourd'hui disparue). La rationalisation du métier et les enjeux économiques associés impliquent aujourd'hui l'utilisation de noms descriptifs précis correspondant à chaque application de la grande famille des chariots élévateurs  Même si Clark a été l'un des premiers à fabriquer des chariots élévateurs, Yale et Ransones ont aussi fabriqué dès 1917 et 1920 des matériels. Il existe, au Royaume-Uni, un musée du chariot élévateur où des passionnés reconstruisent des machines anciennes.
Le chariot élévateur est conçu essentiellement pour la manutention de palettes. Il existe toute une variété de modèles pouvant transporter des charges légères (cartons, bacs, bobines) en préparation de commandes avec des roll containers mais aussi de 700 kg à 1,6 tonne (palettes) à plus de 40 tonnes (conteneurs), et pouvant gerber sur des hauteurs de plus de 11 mètres.Il est équipé en majorité de deux bras de fourche formant une fourche, mais il peut être aussi doté d'un équipement, parmi une variété adaptée à la charge à manutentionner : pinces hydrauliques pour la prise de bobines ou de rouleaux de papier, palonniers à conteneurs, pieux horizontaux (éperon) pour les pièces cylindriques à axe évidé, pinces pour appareils électroménagers, à chaque charge son système de préhension.
Ces matériels fonctionnent généralement avec des moteurs thermiques alimentés au gaz ou au gazole. Les contraintes d'environnement entraînent l'usage de matériel à moteurs électriques avec une alimentation par batterie d'accumulateurs permettant en particulier un usage dans le secteur agro-alimentaire ou la pharmacie), ou bien encore de technologies hybrides comme le RX70 de STILL (inspirées de l'univers automobile)premier chariot au monde couplant en série un moteur thermique VW et une génératrice qui conduit le courant à deux moteurs électriques permettant une consommation de moins de 2L /heure. En raison du coût de la main d'œuvre, un paramètre plus important que la consommation à l'heure des chariots élévateurs est le temps passé, voir perdu, à effectuer le remplissage ou l'échange du « réservoir énergétique » quelle que soit l’énergie : diesel, gaz, électrique. Ainsi, la mesure des temps d’accès et de manœuvre pour accéder à la cuve de diesel, aux bouteilles ou cuve de gaz,aux salles de charge des batteries d'accumulateur favorise l'utilisation de réservoir embarqué plus important en volume (litres et ampères heure AH).Suivant les constructeurs ou les modèles les écarts varient dans un rapport de 1 à 3.
Description techniqueDescription technique
Un chariot élévateur typique estgénéralement composé des éléments suivants :
·        Le chariot lui-même, est une machine mobile Multi roues (ou parfois desgalets, ou des roulettes, ou bien encore des chenilles) motrice(s),directrice(s), porteuses. Pour une plus grande sécurité et stabilité de l'engin, celui-cipeut être équipé de « pneus » pleins, évitant les risques liés à unecrevaison au cours d'une opération de chargement, manutention ou déchargement.La nature du sol d'utilisation conditionne le type de roulage choisi.
·        Un moteur à combustion interne alimenté par du GPL, ou du gazole, ou un moteurélectrique à courant continu ou à courant alternatif alimenté par une batteried'accumulateurs ou par des piles à combustible.
·        Un système de transmission de la puissance du moteur aux roues qui peut être par :
·        boîte mécanique, par engrenage à bain d'huile et embrayage ;
·        boîte automatique avec convertisseur de couple et un procédé àdisques d'embrayage multiple ;
·        pompe hydrostatique qui entraîne des moteurs hydrauliques pour chaque roue ;
·        transmission hybride : moteur thermique couplé à un générateur électrique avec pilotageélectronique pour l'alimentation directe de moteurs de translation électriques.
·        Le mât est l'assemblage vertical de profils métalliques (liaison glissière)qui permet de lever, de baisser et d'incliner (liaison pivot) la charge. Le mâtpeut être actionné hydrauliquement : il se compose d'un ou plusieurs vérin et de railsemboîtés qui coulissent les uns dans les autres grâce à des rouleauxintermédiaires; ils servent de guide pour soulever, baisser et pour assurer lastabilité latérale. Le mât peut aussi être actionné par des chaînes par unmoteur de pompe hydraulique fournissant la puissance élévatrice. Dans tous les cas, le circuithydraulique est équipé d'un limiteur de vitesse de descente (dit parachute).Dénominations de mâts génériques : simplex (1 paire deprofils), duplex (2 paires de profils), triplex (3paires de profils), quadruplex (4 paires de profils). Les termes télescopiqueet Niho  sont parfois utilisés, ils correspondent respectivementà un mât duplex petite levée libre, et duplex grande levée libre. Le choixentre les uns ou les autres s'effectue en fonction de la hauteur d'élévationmaximale souhaitée, et de la hauteur de passage de porte la plus basse, ou bienencore en fonction de la hauteur maximale disponible pour gerber dans l'endroitle plus contraignant de l'entrepôt(mezzanine, camion, plafond bas), dans ceslieux un mât à grande levée libre est requis.
·        Le tablier porte-charge, sur lequel sont fixées la ou les fourche en métalou les équipements optionnels, se déplace le long du mât au moyen de chaînes,ou en étant fixé directement au vérin hydraulique. Généralement, leporte-charge qui est monté sur roulement, est guidé et se déplace entre les deuxrails du mât.
·        Une ou plusieurs fourches, qui sont les bras en forme de L quiretiennent la charge. La partie verticale arrière de la fourche est le plussouvent accrochée au tablier porte-charge au moyen d'un crochet ou d'un loquet(fourches de classe FEM I à IV en fonction du poids). Quelques fourches sontmontées sur un axe, elles sont appelées « fourches à œil » ou « pintype ». La portion horizontale des fourches est effilée pour faciliterl'insertion dans ou sous la charge, on peut les déplacer horizontalement etverticalement au moyen de vérins hydrauliques. Pour des utilisationsparticulières, un chariot à fourches peut être équipé avec toute une variétéd'autre équipements, incluant les pinces, les pinces pour carton, les boucliersracleurs, les manipulateurs de poteaux, les manipulateurs de conteneurs, lespinces pour rouleaux et d'autres. La masse de ces équipements se déduitgénéralement de la charge admissible du chariot. Cette déduction tient aussi àl'éloignement du centre de gravité de la charge (CDG exprimé en mm, par exemple 500 mm, 600 mm, 1 200 mm),dû à ces équipements.
·        Un support arrière de charge ou dosseret d'appui de charge est installéquand la charge est plus haute que le haut du porte-charge ; c'est uneextension semblable à un râtelier boulonné ou soudée au tablier porte-chargepour empêcher la charge de se déplacer en arrière.


                                                                Exemple de diagramme de capacité d'un chariot élévateuExemple de diagramme de capacité d'un chariot élévateu

Normes de fabrication


Un chariot de manutention est avant tout une machine, qui doit donc être conforme à la Directive 2006/42/CE. Ces règles techniques en matière de sécurité et de santé applicables à la conception des machines neuves CE ont été transposées en droit français dans l'annexe 1 au décret n°2008-1156 du 7 novembre 2008.
Depuis le début de l'année 2010, il n'y a plus de normes harmonisées pour la conception de ces équipements

Entretien périodique

Entretenir un chariot élévateur
Pour garantir la sécurité, mais également afin d'éviter la rupture des flux, le chariot élévateur doit être entretenu régulièrement et faire l'objet d'un minimum de contrôles obligatoires.
Dans sa formation de Caces cariste, le personnel devant conduire le chariot élévateur a reçu les règles impératives de contrôle de l'entretien du chariot élévateur. Les contrôles d'entretien obligatoires
Les règles d'entretien regroupent des :
   contrôles quotidiens, à faire à l'embauche,   contrôles systématiques, avant toute utilisation,   suivis d'entretien périodique, selon le nombre d'heures de l'engin.







Les contrôles doivent être faits par le personnel Caces cariste qui est responsable du chariot élévateur, sous la responsabilité du conducteur Caces cariste. Les contrôles quotidiens
À chaque embauche, avant de démarrer le chariot élévateur, le cariste doit vérifier :

l'état général et la propreté des organes du chariot élévateur,   l'absence d'objets déposés sur la carrosserie ou le plancher,   le dégagement en hauteur pour manœuvrer le chariot élévateur,   la liberté de manœuvre autour du chariot élévateur,   la présence de l'extincteur obligatoire,   l'absence de flaque autour du chariot indiquant une fuite,   les niveaux (carburant, lubrifiant, refroidissement) des chariots thermiques,   la charge des batteries et l'état des connexions (bouchons en place, batteries fixées et capot protecteur en place) des chariots électriques,   l'état du mât de levée (boulons, flexibles hydrauliques, chaînes),   l'état des fourches et du tablier,   l'état des bandages et pneumatiques et la pression éventuelle,   le fonctionnement des avertisseurs sonores (klaxon et recul), des feux (recul, clignotants, gyrophare) et des voyants au tableau de bord.
Les contrôles avant utilisation
Avant chaque utilisation du chariot élévateur, et pendant sa conduite, la cariste doit constamment vérifier :
   l'état de la ceinture de sécurité,   le bon fonctionnement automatique des freins (frein de sécurité, frein de stationnement, pédale de frein),   la progressivité de l'embrayage (convertisseur et hydrostatique),   l'absence de jeu dans la direction,   le fonctionnement de tous les organes du mât (levée et descente totales, inclinaison avant et arrière),   l'absence de bruit anormal et de fuites pendant le fonctionnement,   le fonctionnement de tous les indicateurs au tableau de bord.

Contrôle technique ou VGP

En France, les matériels de manutention doivent être contrôlés suivant les dispositions de l'arrêté du 1 er mars 2004. Cet arrêté stipule les conditions des contrôles. En règle générale, les matériels de levage doivent être contrôlés tous les 12 mois, mais de nombreux équipements (appareils mobiles, équipements de levage de personnes...) nécessitent une vérification semestrielle. C'est le cas pour tous les chariots de manutention, qu'ils soient à conducteur porté ou accompagnant, dès lors qu'ils permettent d'élever la charge d'une hauteur significative. Cette VGP ou Vérification Générale Périodique doit être effectuée par un organisme agréé ou un personnel ayant reçu la formation adéquate. Tous les matériels de manutention doivent en outre passer un examen d'adéquation qui consiste à vérifier que le matériel est adéquat pour l'utilisation prévue. Cette obligation est précisée dans l'arrêté du 1 mars 2004.

Formation du conducteur

En France, le conducteurdoit avoir reçu une formation adaptée et être titulaire d'une autorisation deconduite délivrée par le chef d'établissement du site d'utilisation du chariotélévateur. Le code du travail n'impose pasl'obligation de posséder un Certificatd'aptitude à la conduite en sécurité, connu sous lenom de CACES pour conduire un engin de chantier ou de manutention. Ilimpose seulement la possession de l'autorisation de conduite, qui ne doit êtredélivrée par l'employeur qu'après que le candidat conducteur ait suivi uneformation et ait fait l'objet d'une évaluation de ses connaissances et de sonsavoir-faire pour la conduite en sécurité. L'autorité publique (ministère) considèretoutefois que le CACES constitue un bon moyen (facultatif au 28 novembre 2009)de remplir cette obligation de contrôle, sanctionnée par la délivrance ducertificat à l'issue du test par un organisme testeur certifié. L'autorisationde conduite doit être délivrée par le chef d'entreprise ou son représentantdélégataire de pouvoir. Pour délivrer cette autorisation de conduite il faut


s'assurer que le salarié soit apte médicalement (à préciser au médecin du travail lors de la visite médicale) à la conduite d'engins, soit en possessiond'un certificat de formation type CACES, et qu'il ait reçu une formation spécifique au poste de travail.
chariot elevateur
               
R